lundi 27 juin 2016

• Le chemin de Saint Jacques de Compostelle #1


J'ai un peu traîné avant de reprendre ma place à mon bureau devant mon ordinateur pour vous écrire. Je pense que j'avais besoin d'un peu de temps pour me remettre petit à petit dans ma vie ici. Et puis même si chaque retour de voyage est très différent, celui-ci et vraiment particulier. Comme vous le savez sûrement, début mai, je partais pour le Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Je suis partie du Puy en Velay et j'ai marché jusqu'en Espagne durant un mois et demi. Je ne sais pas vraiment comment décrire ce que ce voyage (cette longue marche, plutôt) m'a apporté. Je partais dans l'idée de me retrouver seule face à moi-même, comme une sorte de thérapie en accéléré. Je ne sais pas si ça a marché. Mais je me sens plutôt bien (même si mon retour est quand même assez difficile, je dois l'avouer). Moi qui ne partais pas du tout entraînée, complètement naïve sur la difficulté de la marche qui m'attendait et sur la façon dont fonctionne ce petit monde sur "le chemin", je suis quand même assez fière de mon parcours : 900 km parcourus à travers la France et l'Espagne.

Certains ont peut-être vu mes quelques clichés postés sur Instagram. Si vous saviez comme vos petits messages encourageants m'ont fait plaisir (virtual hug). Et le plaisir procuré à chaque photo prise le long de ce chemin (magique ?). J'ai découvert à quel point la photographie me tenait à cœur. A travers les rencontres (et je peux vous dire qu'on en fait, des rencontres !), j'ai appris pas mal de choses sur moi-même. C'est un voyage très enrichissant et même si je n'ai pas l'impression d'avoir plus de "réponses" qu'avant à mes questions, je sens que quelque chose a changé en moi. Dans ma manière d'aborder les différentes choses de la vie. Je ressens une sorte de sérénité qui fait vraiment du bien (ouf, elle est là). Mais j'avoue avoir un peu peur qu'elle parte en courant après quelques semaines de retour au quotidien. A moi de faire en sorte qu'elle reste à mes côtés encore longtemps.

A toutes celles et ceux qui hésitent encore à partir, je ne peux que recommander de le faire. La bienveillance est reine sur le chemin. Les rencontres sont riches et simples. Sans oublier les paysages qui sont incroyables.

Si vous avez des questions spécifiques, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires et j'essayerai d'y répondre dans un prochain article. Je reprends mes marques tout doucement également ici sur le blog. Chaque chose en son temps.

Je vous embrasse.

mardi 3 mai 2016

• DIY pour la fête des mères

La fête des mères est une bonne occasion pour se remettre au DIY. Bien souvent, un cadeau fait-main fait bien plus plaisir qu'une babiole achetée à la va-vite. C'est pourquoi j'ai décidé cette année d'offrir pour la fête des mères, un cadeau très personnalisé. J'ai eu l'impression d'avoir 5 ans et de retourner à l'école maternelle mais c'est bon de se remettre à peindre et faire des choses de ses 10 doigts. 

En fouillant dans mes tiroirs, je suis retombée sur une photo de ma mère et moi à la plage. Cette photo dégage quelque chose de spécial, ma maman rayonne. Dommage de garder ce joli souvenir au fond d'un boîte à chaussures. Et si je l'utilisais comme base pour en faire un cadre original ?

Vous commencez à me connaître, j'adore la récup' et le détournement d'objets. Je vous propose donc de faire un cadre sur base d'une planchette en bois.


Voici la liste du matériel dont tu auras besoin pour réaliser ce DIY :

- un kit Home déco by pébéo (offert par Rougier & Plé)
(le kit comprend 3 couleurs, un pinceau et une palette de mélange)
- une planchette en bois
- 4 petits sticks en bois (genre stick de brochette) / ou carrément des petites branches de bois pour un effet plus 'nature'
- un pinceau
- de la colle forte ou colle à bois
- du ruban Tesa
- une dymo

On commence par peindre la planche en bois. Tu peux choisir de peindre de manière uniforme toute la planche. Moi j'avais envie de plusieurs couleurs donc j'ai utilisé le Tesa pour délimiter les zones à peindre. Le Tesa permet également d'éviter de déborder avec la peinture. A savoir : là où tu auras placé le Tesa, il restera une bande de la couleur naturelle du bois. J'ai dilué les peintures Pébéo avec une peinture acrylique blanche pour avoir des couleurs plus douces. A toi de voir le rendu que tu désires.


Laisse sécher une bonne demi-heure. Ou bien si tu veux aller plus vite, utilise un sèche-cheveux. Ensuite enlève délicatement les bandes de Tesa.


Place la photo comme tu le souhaites sur la planche et colle-la. Moi je l'ai décentrée pour avoir un effet moins "droit". J'ai utilisé une colle forte, mais n'importe quelle colle à bois peut convenir. Ensuite j'ai placé les sticks de bois, également collées avec de la colle forte.


J'ai fait exprès de les laisser dépasser les bords des sticks, j'aime bien l'effet "cadre dans le cadre"et je ne trouve pas que ce soit dérangeant qu'ils dépassent, au contraire. Mais à toi de voir le rendu que tu désires.


J'ai utilisé ma Dymo pour écrire le fameux "Bonne fête maman". Il faut ajouter de la colle pour être sûr de bien fixer le plastique. Tu peux évidemment utiliser un autre moyen pour écrire un mot doux, ou l'écrire à la main, tout simplement.


Il n'y a plus qu'à ajouter un morceau de ficelle à faire passer dans le trou de la planche pour l'accrocher au mur ! Et le tour est joué ! J'ai hâte de le lui offrir, j'espère que ce joli souvenirs va lui plaire.


Mon DIY est sélectionné pour le concours Fête des mères en collaboration avec Rougier & Plé alors n'hésite pas à voter pour moi si mon idée de cadre décalé te plaît ! Pour voir les créations des autres participantes, c'est par ici !

Les votes pour ma création se passent uniquement via ce lien ! MERCI :-)

On se retrouve sur les réseaux sociaux ?
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vendredi 29 avril 2016

• Quotidien | Avril '16


En faisant la sélection des photos du mois d'avril, j'ai eu comme une révélation. J'ai souvent l'impression que je ne fais pas assez de choses, que j'aurais pu être plus productive ou que j'aurais pu mieux faire. J'ai toujours été très exigeante avec moi-même. Mais cette fois, en passant chaque photo en revue, j'ai eu un regard bienveillant sur ce qui a été accompli. Et quelle belle petite victoire ! C'est marrant comme cet exercice anodin peut s'avérer révélateur à présent. Je vais continuer à prendre du recul, je sens que ça me fait beaucoup de bien ♡

En avril, je me suis gavée de gaufres et de frites. Comme si j'avais besoin de profiter une dernière fois de tous ces petits plaisirs du quotidien qui vont me manquer pendant ces semaines (mois ?) de voyage sur le Chemin de St Jacques de Compostelle.

En avril, j'ai levé les yeux et j'ai vu du coton dans le ciel. J'ai marché, encore et encore, mon appareil vissé autour du coup. Je crois qu'on commence une grande histoire d'amour, lui et moi.

En avril, j'ai pris le train pour passer quelques jours chez une amie. En reprenant le train le lendemain soir, une lumière chaude et dorée inondait le wagon. J'ai réalisé là à quel point ces petits instants de plénitude valaient la peine d'être vécus.

En avril, j'ai acheté une BD. Le vrai gros coup de cœur dont tu ne peux plus détacher tes yeux dans la librairie. J'ai essayé de résister mais je suis quand même repartie avec. Il s'agit de Making Friends in Bangalore, un carnet de voyage absolument magnifique.

En avril, j'ai passé quelques jours à la mer du Nord. Cette courte parenthèse m'a fait un bien fou.

En avril, un couple d'amis géniaux ont ouvert un restaurant à bagels. Et je suis tellement fière d'eux que j'y suis allée deux fois dans la même semaine (bientôt je me transformerai en bagel). Je te conseille d'ailleurs d'y aller, c'est chez Holy Bagels !

En avril, j'ai eu des frissons en passant à l'entrée du métro Maelbeek. Je me suis arrêtée un moment devant cette station déserte où des dizaines de personnes ont perdu la vie. J'ai trouvé beau le message sur le mur "forget & remember".

En avril, je me suis sentie plus légère avec 2 cm de cheveux en moins.

En avril, un grand projet un peu fou a pris forme. J'ai acheté un bon sac à dos et de bonnes grosses chaussures de marche et me voilà prête pour l'aventure.

En avril, j'ai pris du recul et une nouvelle aventure s'est imposée comme une évidence : 
je pars sur le chemin de St Jacques de Compostelle.

lundi 25 avril 2016

• JOURNAL / Existence

C'est marrant, le 25 mars, j'avais écrit un article que je n'ai finalement jamais publié. Peut-être trop personnel, un peu triste aussi. Aujourd'hui nous sommes le 25 avril et je me sens beaucoup mieux. Comme quoi les choses peuvent changer, il suffit juste d'un déclic.

J'ai eu longtemps l'impression de subir ma vie. Puis, quand j'ai décidé de changer certaines choses (et notamment de voyager), j'ai commencé à me sentir vraiment mieux, comme maîtresse de ma vie. Malgré tout, je savais que cette liberté que je ressentais à l'étranger serait de courte durée parce que je me reprendrais mon quotidien dans la gueule, une fois rentée. Je pensais aussi que le voyage, ce n'était pas la vraie vie (c'est quoi la vraie vie, au fait ?). J'ai vécu des retours de voyages très difficiles, des questionnements incessants et des nuits entières d'insomnies à me demander pourquoi j'étais rentrée... et ce que j'allais bien pouvoir faire ici.

J'ai voulu prévoir des voyages à la suite d'autres voyages, histoire de ne pas retomber dans mon quotidien et repartir vite vite. Trop vite. Finalement, à force de courir, je me suis perdue. Et j'ai un peu perdu le sens de tout cela. Ça a été dur de prendre conscience de mes erreurs mais à présent je me sens mieux. J'ai gagné en sérénité et j'essaye d'apprécier chaque jour et chaque moment sans trop me poser de questions. J'arrête de courir et de prévoir trop à l'avance. Je fais confiance à la vie je me laisse porter par le courant. Je lâche prise petit à petit pour une vie plus sereine. Je prends du temps pour moi (beaucoup), pour lire, pour marcher, pour me retrouver avec moi-même, pour regarder les choses et les gens.

Ça fait presque un an jour pour jour que je suis rentrée de Nouvelle-Zélande. Ça fait un mois et demi que je suis rentrée de Thaïlande. Ces deux voyages m'ont apportés tellement de choses. Mais ils étaient également une sorte de fuite. Une fuite et une recherche d'autre chose. D'ailleurs, je cherche toujours et je chercherai probablement encore longtemps.

J'ai pris une grande décision il y a quelques semaines. J'ai eu envie de faire un voyage qui ait du sens (même si je n'ai pas encore compris lequel exactement - je sais que je le découvrirai bientôt). J'ai envie de revenir aux sources, à la base, à une vie plus simple. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'aller marcher sur le Chemin de Compostelle. Je ne suis pas croyante, mais je crois profondément que ce genre de pèlerinage peut apporter beaucoup.

Alors voilà, je ne sais ni combien de temps je pars, je ne sais pas non-plus réellement à quoi m'attendre, je n'ai encore jamais marché autant de kilomètres par jour. Mais vous savez quoi ? Je m'en fiche un peu. Je ne pars pas pour faire un exploit physique ni pour atteindre à tout prix Santiago. J'ai envie de vivre pendant quelques temps en slow life, à mon rythme, juste mon sac à dos et moi. Je suis sûre que je vais faire des rencontres incroyables, comme à chaque voyage et c'est aussi ce qui me nourrit. Je ressens également le besoin de me retrouver dans la nature. Habitant en ville, je n'ai pas de vrai contact avec la nature, à part dans les parcs, et ce n'est rien de comparable aux paysages de France et d'Espagne que je vais traverser. Je suis excitée et angoissée à la fois. J'aime prendre des risques et me lancer des petits défis. Même si ça me fait un peu peur, je sais que j'en ressortirai plus forte, que ce sera une expérience unique. J'ai vraiment hâte.

Je vous raconterai mon chemin à mon retour. Je serai moins présente sur le blog mais gardez un œil sur Instagram, il se peut que je poste quelques photos de temps en temps. En attendant, portez-vous bien et n'oubliez pas de suivre votre chemin, quel qu'il soit.

 La credentiale, le passeport du pélerin. J'ai le mien !

vendredi 8 avril 2016

• JOURNAL / Ouvrir la fenêtre et respirer


Les beaux jours arrivent. La lumière la matin inonde ma chambre, comme si les rayons du soleil voulaient entrer pour me saluer. Je me ravis des arbres qui commencent à voir pointer des bourgeons (et même des fleurs) sur leur branches restées trop longtemps sans vie. J'aime quitter la maison munie de mon appareil photo, me promener et immortaliser ce changement de saison. Marcher longtemps, le nez en l'air et prendre le temps de flâner. S'octroyer des petits plaisirs, comme cette BD coup de cœur que je suis si heureuse d'avoir découvert. Et puis lire en terrasse, toute l'après-midi, au soleil sans se soucier trop du temps qui passe.

Des petits bonheurs anodins mais qui font tellement de bien.

lundi 4 avril 2016

• Thaïlande | Ces endroits qui font du bien

 
Il y a des lieux en voyage qui m'ont marqués et il fait bon de s'y évader de temps en temps. 
En pensée.

Thaïlande, Railay.

Drôle de coïncidence que de me retrouver à Railay alors que j'avais prévu d'aller à Krabi. Sur le bateau, cheveux au vent, assise sur mon sac à dos, je décide de changer de cap. Même pas peur. Moyennant un petit supplément, j'obtiens mon ticket pour le paradis : Railay. Un couple de Suisses rencontré un peu avant s'étonne qu'on se retrouve dans le même longtail boat "tu n'allais pas à Krabi ?" "non, j'ai changé d'avis". Regards surpris et sourire en coin. Ce trajet en longtail boat eût un goût de Liberté (et de sel, aussi).

Railay, Paradis du touriste. Plages de sable blanc typique des photos qu'on trouve sur google quand on tape 'Thaïlande'. M'en fou. C'est trop joli et je peux faire abstraction de ces badauds. Je marche longtemps sous un soleil de plomb avant de trouver un coin plus ou moins tranquille ou installer ma serviette, mes fesses et mon bouquin. C'est bien, ici, mais c'est vrai qu'il y quand même beaucoup de monde. Les enfants qui crient et les couples qui se disputent à côté, j'aurais préféré m'en passer.

Au soir, je m'en vais faire une promenade. Je décide d'aller de l'autre côté de Railay, celui que je n'ai pas encore exploré. Petite curieuse que je suis, je m'aventure seule sur un petit chemin en béton qui borde l'eau et la mangrove. C'est joli. Un couple me dépasse, ils semblent savoir où aller, contrairement à moi. En même temps, il n'y a qu'un seul chemin, je les suis. Au loin, j'aperçois un endroit qui ressemble à un bar à ciel ouvert installé face à la mer. Le couple s'y rend. Ils s'installent sur l'un de petit pontons prévus pour regarder le coucher du soleil. J'hallucine, c'est beaucoup trop beau.

J'hésite, un peu intimidée. Vais-je également me poser face à la mer pour contempler le coucher du soleil ou bien continue-je mon chemin ? Les jolis coussins colorés me font de l’œil et je finis par m'y installer. Je commande une 'fresh coconut' que je déguste avec une profonde sensation de bien-être. Je profite de l'instant, tout simplement.

Je regarde le paysage devant moi. Le soleil est de plus en plus bas, la lumière décline tout doucement. J'assiste à ce merveilleux spectacle en essayant de ne pas en rater une miette. Je veux pouvoir m'en rappeler toute ma vie.

Sur les six jours passés à Railay, je suis retournée plusieurs fois à cet endroit magique. Et j'ai chaque fois ressenti la même sensation de calme et de paix intérieure. Simplement être là et observer le coucher de soleil.

De temps en temps, j'y retourne en pensée et ça me fait du bien.

Avez-vous, vous aussi, des endroits qui vous font du bien ?
Y retournez-vous en pensée ?

vendredi 1 avril 2016

• Nouveau regard

Toi qui me suis (peut-être) sur Instagram, tu as (peut-être) remarqué que mon compte a un peu changé ce derniers temps. Je me suis rendue compte que je postais souvent des photos très typées 'pour Instagram', assez proches de celles qui je vois défiler sur mon fil d'actualité. Comme si je devais, pour plaire, me calquer sur le genre de photos que toutes les blogueuses font (avouons-le, nous nous influençons toutes entre nous). Cette petite remise en question sur ma manière de poster et sur le type de photos que je poste m'a permise de me "libérer" d'un espèce de dictat que je m'auto-imposais. Cette impression de devoir rentrer dans un moule pour plaire est fausse. C'est cool de s'inspirer de ce qui nous plaît mais parfois ça va trop loin et on risque de perdre toute sa personnalité. Il m'est arrivé de ne pas poster telle ou telle photo, de peur que ça ne rentre plus dans "la ligne éditoriale" de mon compte IG. Ou simplement parce que j'estimais que cette photo n'allait pas remporter beaucoup de likes parce que trop personnelle ou que-sais-je... Soyons clairs, avec le recul, je me rends compte du ridicule de la chose. Après tout, je poste ce que je veux, c'est d'ailleurs le principe d'un blog ou d'un compte Instagram : pouvoir s'exprimer librement et laisser libre cours à sa créativité.


J'ai lu récemment un article très intéressant sur la (sur)consommation des blogs. Cette tendance un peu "zapping" sur internet et principalement sur la blogosphère. A force d'aller lire les blogs des autres et d'aller voir les comptes Instagram des autres blogueuses, on  se comparer sans cesse. Parfois, un sentiment d'infériorité peut naître et ce n'est pas toujours très sain. J'ai donc décidé de mettre un frein à tout ça. Ça m'aidera a développer ma propre personnalité. Je n'arrêterai pas pour autant de lire des blogs ou d'aller voir des compte IG qui me plaisent, je vais simplement restreindre et choisir de manière consciente ce que je consomme.

Depuis quelques jours, je me balade avec mon appareil photo partout où je vais. J'aime marcher le nez en l'air et dégoter les petits détails que personne n'aura remarqué et les capturer dans mon boitier. J'essaye de poser un regard plus tendre sur mon quotidien (tant détesté ces  derniers temps). Grâce à cette démarche, chaque promenade, chaque trajet à pieds devient un jeu : que vais-je encore découvrir d'insolite à photographier aujourd'hui ? A travers mes photos, j'ai l'impression de réapprendre à aimer ma vie.


J'ai envie d'être plus sincère avec moi-même et finalement avec vous, puisque c'est avec vous que je partage mes photos. J'en ai assez d'essayer de faire des photos parfaites alors que ce n'est pas réellement moi. Assez de faire semblant. 

Voilà pourquoi mon compte Instagram a changé ces dernières semaines, parce que j'ai décidé d'être enfin moi-même.

Et toi, comment tu gères ta consommation sur le net ?
Comment postes-tu sur Instagram ?

mercredi 30 mars 2016

• Quotidien | Mars '16


Mars, drôle de mois. Un mois un peu houleux, mais 'faut s'accrocher au bateau.

En mars, j'ai décidé de faire des choses de mes 10 doigts et j'ai fabriqué ma première étagère dont je suis fort fière. Contentement ultime quand je l'ai placée sur ma commode.

En mars, j'ai beaucoup écrit, comme pour me vider. Coucher mes pensées sur le papier pour me délester d'un poids. C'est minime mais c'est vital. Un cahier et un stylo, je n'ai rien besoin de plus. J'ai également avalé des tonnes de bouquins. Comme une boulimique des mots.

En mars, j'ai ressenti le besoin de voir mes proches. Je ne veux pas que ce lien s'effiloche, il est bien trop précieux.

En mars, j'ai eu envie d'aimer. Surtout le 22.

En mars, Bruxelles m'est parue encore plus belle, parce que je l'ai enfin vraiment regardée.

En mars, j'ai allumé une bougie sur la Place de Bourse en pensant très fort que j'étais chanceuse d'être vivante.

En mars, j'ai mis mes chaussures de marche et j'ai marché. Longtemps et loin. Je me suis émerveillée devant un ciel ultra bleu sur lequel se détachaient des fleurs roses.

En mars, j'ai bu du thé au jardin. Sentiment de bien-être. Juste être dehors et profiter des rayons de soleil qui caressent le visage.

En mars, j'ai eu envie de produire au lieu de consommer. Documenter mon quotidien m'a semblé un bon plan. Des photos et des textes, juste pour le plaisir. Pour le plaisir de me (re)mettre en mouvement, de proposer des choses plutôt que de les regarder.

En mars, j'ai pris la décision d'annuler le voyage que j'avais prévu. De me poser, de profiter de chaque instant ici, et maintenant. D'arrêter de croire que être loin sera la solution.

• JOURNAL / Girouette

C'est blanc ou c'est noir. C'est gris ou c'est rien. Parfois motivée, puis lassée. Un jour voyage, un jour ancrage. Difficile de choisir dans ce monde d'abondance. Qui suis-je pour savoir ? Pourquoi dois-je choisir ? Se laisser vivre pour seule solution. Chaque jour comme une nouvelle opportunité de connaître la destination de ce grand voyage qu'est la vie.


Se contenter d'exister.

mardi 29 mars 2016

• JOURNAL / Eaux chlorées


Ce matin je suis allée nager. Comme une envie de noyer mon chagrin dans une eau chlorée. Nager encore et encore, glisser dans l'eau comme un poisson. Me laisser bercer par le rythme régulier de mes expirations. Nager sans relâche dans un mouvement continu. Mes bras et mes jambes s'unissant comme une machine pour avancer. Tester les limites de mon corps jusqu'à avoir le cœur au bord de l'explosion dans ma poitrine. Me sentir vivante. 

Les rayons du soleil perçaient dans l'eau, formant des dessins dans les profondeurs bleues ciel. On aurait dit des coraux au fond de la piscine. Avec un peu d'imagination, j'aurais pu me retrouver dans les eaux claires de Thaïlande. 

Des kilomètres à la nage à ravaler mes larmes. 

C'est sûr, je retournerai dans les eaux chlorées de la Thaïlande de mon imagination.